Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 20:10

Nous avons franchi hier un palier historique dans la grande course politique au concours du "plus c'est gros plus ça passe".

Entendons-nous bien, il n'y a, dans les propos qui vont suivre, aucune désignation de "bord" politique.

Je m'insurge contre le mépris et l'irrespect avec lequel on nous traite, nous les citoyens de ce pays, lorsque que l'on voudrait nous faire prendre pour une sorte d'appel à notre sagesse les présentations fallacieuses et insultantes que l'on nous inflige sur toutes les chaînes aux heures de grande écoute alors que nous ne pouvons même plus parler. Imaginons un instant Marius Fillon dire à Monsieur Michu Panisse : "Tu le vois bien par toi-même mon poôôvre Panisse , que nous ne pouvons plus continuer ainsi! Il faut être ré-a-liste !!! Un peu de courage que diable ! Tu ne voudrais pas que l'on te confonde avec un de ses Monsieur Brun Merkel tout de même ! Il faut faire DES SACRIFICES !!!".

Ce gouvernement, qui voudrait passer pour sérieux, que je prenais pour sérieux, grâce à son accent réformiste-douloureux-mais-indispensable, est devenu d'un coup complètement ridicule et totalement décrédibilisé. Alors quoi ? L'on voudrait nous faire croire que la cohorte des mesures annoncées, pesant majoritairement sur les ménages, pourraient nous faire oublier que les marchés financiers ne pourraient pas être taxés de 0,1% pour recueillir les 23 Milliards d'euros comme le suggère fort à propos Monsieur Borloo, soit trois fois la somme que l'on voudrait nous prélever avec une sordidité et une argumentation aussi pitoyable que méprisante?

Il n'y a QU'UNE MESURE à prendre et c'est celle-là !! C'est ENFIN celle-là ! Qui serait une sorte de pichnette en retour à ceux qui nous cognent à terre à grands coups de pieds dans le foie depuis 2008. Quel gouvernement serait à ce point méprisant de son propre peuple pour infliger une telle insulte à son intelligence ? Pour mettre pareillement en doute la capacité de son sursaut le plus indigné qui soit ? Pour oser lui demander enfin de revoter pour lui dans moins de 6 mois !!!!

Cette dernière hypothèse paraît même sortir du concours "plus c'est gros plus ça passe", à moins, à moins...A moins que ce ne soit qu'un sabordage en règle d'un futur mandat présidentiel trop périlleux pour que ce gouvernement n'en assume la responsabilité et laisse à l'opposition la douloureuse période qui s'annonce et après laquelle, l'un démontrant les méfaits de l'alternance chercherait à rejoindre son ancienne fonction et où l'autre lui damnant le pion sur le fil depuis la Mairie de Paris chèrement conquise, assumerait enfin le devant de la scène après des années de patience et d'insupportable subordination ? C'est peut-être cela le scénario...Plus c'est gros, plus ça passe.

Nous sommes fatigués. Nous sommes au bord du "burn out" comme le disait, il y a quelques mois, Monsieur Delevoye. Nous voulons un gouvernement en qui nous puissions avoir confiance. Un gouvernement qui arrête de nous mentir à ce point. Nous ne croyons pas plus à la droite qu'à la gauche. En vérité, nous ne croyons plus à la politique qui est le deuxième nom de l'économie.

Simplement, Messieurs, Mesdames, à partir de maintenant, nous ferons sans vous.


Par humble
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 13:39

Montage2

En cette période où les media font mémoire du combat de Robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort, il en est un autre qui commence et qui cherche encore sans doute son archange, c'est celui de lafin du nucléaire.

Il en est des obscurantismes d'une société comme de l'inertie individuelle : nous ne pouvons en sortir qu'au prix d'un saisissement de nous-mêmes qui nous dépasse et nous déborde.

 

Saisissement pour quitter nos médiocrités et nos mesquineries les plus basses d'abord. Si celles qui nous attachaient si virulement à la peine de mort était de la pire espèce (colère, vengeance, haine, quête du bouc émissaire), la sortie du nucléaire exige de nous un dépassement plus subtil. Il s'agit de nous extraire de la facilité du dispensé par l'état pour plonger dans l'effort du construit par nous-mêmes. Il y a là bien plus qu'un effort en vérité. Il s'agit ni plus, ni moins, d'inverser l'orientation hédoniste immédiate de la société pour lui préférer celui de la conscience lucide d'une responsabilité à l'égard des générations futures.

 

Saisissement ensuite pour considérer que s'il y a bien un espace dans lequel le principe de précaution prend tout son sens, c'est bien celui du choix d'une source énergétique fascinante qui, en même temps qu'elle nous offre la promesse d'une énergie concentrée qui fait triompher la science, nous menace aussi d'en mourir d'une manière fort "durable"...C'est à une conscience d'extirpation, à une sortie de nos torpeurs les plus douillettes, que nous sommes convoqués pour prendre la mesure du caractère "primitif" du nucléaire, là où lui-même prétend à une haute élaboration scientifique. Car enfin, n'oublions pas d'où nous venons : depuis l'invention du moteur à explosion, nous avons toujours recours à la combustion d'énergies fossiles ultra-coûteuses pour faire rouler nos voitures et couvrir la quasi totalité de nos besoins énergétiques. Tout bon énergéticien vous dira que la combustion est le dernier recours d'une production énergétique intelligente. La ressource nucléaire, présentée comme le glorieux successeur du "brûlage carboné" représente un saut de puce dans l'échelle du progrès énergétique et une insulte à l'intelligence scientifique capable de prendre en compte, à condition de le lui demander, le respect de l'environnement dans l'invention de sources d'énergies renouvelables.

 

Il s'agit moins de reprendre ici le couplet éculé des lobbies économiques et politiques argentés que d'exiger, depuis la série initialisée par la fin de la monarchie de droit divin au cours de la révolution française, dont le deuxième étage d'élévation de conscience représente la suppression de l'esclavage, le troisième celle de la peine de mort et la quatrième la fin du nucléaire civil, que s'accélère encore cette prise de conscience, pour accéder à d'autres paliers plus significatifs encore d'une émergence d'une conscience humaine digne de son humanité. La fin d'une économie ultralibérale peut-être ? Constatons aussi avec regret qu'entre la première (1789) et la seconde (1848) il s'est écoulé plus de 50 ans, et près de 200 ans (1981) avec la troisième. Gageons que nous n'attendrons pas l'an 2381 pour voir la fin du nucléaire. Car à force de ralentir nos efforts de conscience, c'est peut-être le nucléaire qui obtiendra la fin de l'humanité. L'archange en charge est pour l'instant habillée d'une tunique rouge et s'appelle Eva Joly. Ses forces risquent d'être plus minces que celles de Robert. Mais elle a un avantage : c'est une femme.

Par humble
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 13:28
Par humble - Communauté : Entrepreneurs
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 12:33

page couv entreprise vivante -version définitive

Je vous recommande la lecture du dernier livre de Christian DAVY " L'entreprise Vivante, retrouver l'Amour oublié dans l'économie". Assez décoiffant et très novateur...Pour ceux qui ne renoncent pas à vivre dans les dimensions du corps, de l'âme et de l'esprit dans ce monde déjanté...

Il introduit notamment une approche macro-économique d'Ecologie Relationnelle.

Par humble - Publié dans : La vie des zêtres - Communauté : Entrepreneurs
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 10:41

Qui d'entre nous oserait dire qu'il ne veut pas être heureux ?

Et pourtant, si nous avions à lister tout ce qui nous rendrait heureux nous serions étonnés de voir à quel point, au terme de cette liste, subsiste en nous comme un goût d'inachevé, une sensation d'incomplétude qui nous séparerait encore du bonheur "absolu". Mais quel goût aurait-il ce bonheur absolu ? Je vous laisse proposer le vôtre et je vous livre le mien. Le goût du bonheur absolu a pour moi celui de la paix et de la joie en toute circonstance. Cette ligne de flottaison intérieure qui nous rend insubmersible aux émotions, aux sentiments et aux évènements de toute sorte qui jalonnent notre existence. Insubmersible ne veut pas dire insensible mais seulement non débordé par la part négative de ces sentiments et de ces émotions mais au contraire touché par la beauté des choses. Quel bonheur alors de pleurer devant la beauté !

Alors comment gagne-t-on me direz-vous ce paradis intérieur qui permet de jeter un regard neuf sur ce qui nous entoure ? Bien simplement en fait : en le voulant. Chacun de nous dira alors : "mais je le veux ! je ne veux même que ça !". En êtes-vous bien sûr ?

Vouloir. Quoi de plus facile en apparence et pourtant !

Que voulons-nous sincèrement, du fond du coeur ? Roger Caillois disait que le sacré était ce à quoi un homme ne pouvait renoncer sans se parjurer. A quoi n'accepterions-nous pas de renoncer ? Qu'est-il de sacré dans notre existence ? 

Beaucoup de ce que nous pensons vouloir n'est même pas "voulable". Pardon pour ce néologisme mais il manque un mot dans notre langue pour exprimer ce qui ne peut-être voulu par la part sacrée de nous-même. Voulons-nous un monde qui laisse la quasi totalité de sa population sous-vivre, pas seulement matériellement mais aussi psychologiquement et spirituellement ? Voulons-nous un monde établit sur la peur et les rapports de force entre dominants et dominés, dans lesquels les dominants ont autant peur que les dominés ? Non décidément, ce monde là n'est pas "voulable". Quel monde voulons-nous donc alors ?

Si nous commencions, en toute humilité, par accepter que nous sommes une brique de ce monde et que ce que nous voulons pour nous construira le monde ? Nous avons à vouloir ce bonheur ultime, cette paix et cette joie indéfectible, du fond de nous-mêmes. C'est une exigence, c'est la seule exigence que nous nous devons à nous-mêmes. Exiger jusqu'à obtenir, non pas en tapant du pied comme pour un caprice mais en faisant silence en nous comme pour un rêve ultime. Pas n'importe quel rêve, le rêve par lequel nous sommes nés.

Exigez le bonheur, exigez le meilleur.

Par humble - Publié dans : La vie des zêtres - Communauté : Entrepreneurs
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