Dimanche 14 juin 2009
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Les évènements se précipitent.
La crise, le parti Europe Ecologie et ses 14% contre toute attente, la sortie du film "Home", le siège des producteurs
de lait devant les grandes surfaces...Nous avons déjà vu ces scènes bien sûr, la différence est leur proximité, leur insistance, le caractère pressant et répétitif qui les accompagnent.
Nous le sentons confusément, nous n'allons pas assez vite à corriger le tir, engourdis que nous sommes dans notre confort. Il nous faut de gros électrochocs pour faire jaillir de fulgurants mais
fugaces éclairs de conscience qui se terminent tous par "je commence demain".
Même pour les moins blasés d'entre nous, s'arracher à la torpeur de l'inertie ambiante demande un effort colossal, et encore, quand nous ne sommes pas rattrapés par la médiocrité et le peu
d'engagement que nous côtoyons chaque jour.
Une question, une seule : Où allons-nous trouver l'énergie dont nous allons avoir besoin pour rattraper le temps perdu ? Pour passer à la bonne cadence ? pour mettre les bouchées doubles ? Pour
être à la hauteur du défi qui nous attend ?
Yann Arthus-Bertrand disait dans son film : "il est trop tard pour être pessimiste, nous devons croire dans ce que nous savons". C'est bien là l'enjeu que nous devons relever, sans attendre, sans
nous asseoir et surtout, surtout, sans nous disperser.
Dispersion, le mot est lâché.
Nous rendons nous compte à quel point d'excès nous sommes arrivés dans la dispersion ? Ce summum du gaspillage, et du gaspillage le plus critique car nous en manquons, le gaspillage du temps.
Avides de plaisirs et de distractions, nous sommes sans cesse détournés de l'essentiel. Nous occupons le peu d'énergie que nous avons à des tâches stupides et vides, adolescentes et indignes.
Faisons une lecture critique de notre emploi du temps d'une année, constatons le niveau de fatigue chronique qui est le nôtre et dont nous pensons qu'il est lié au travail et soyons honnête : la
plupart du temps nous accordons trop de temps à des choses ou à des êtres sans grande valeur. Cherchons l'essentiel, le primordial, le nécessaire, le travail du jour et faisons le à fond, comme
il doit être fait, sans concession à la compromission et à la facilité.
Il est trop tard pour être pessimiste, il est aussi trop tard pour perdre du temps en trivialités et en plaisirs égoïstes.
Plus que jamais, il est temps de respirer à fond, de relier nos actions à une énergie plus vaste que la nôtre, à l'Energie qui a fait cette terre au mépris de l'impossible. Je laisse à chacun le
choix de nommer cette Source selon ses convictions et son parcours. C'est de cette Source en tout cas dont nous avons besoin pour relever l'impossible à notre tour. Dans toutes les langues,
toutes les spiritualités et religion, elle s'appelle Amour.
Par humble
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Publié dans : La vie des zêtres
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