Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 10:41

Qui d'entre nous oserait dire qu'il ne veut pas être heureux ?

Et pourtant, si nous avions à lister tout ce qui nous rendrait heureux nous serions étonnés de voir à quel point, au terme de cette liste, subsiste en nous comme un goût d'inachevé, une sensation d'incomplétude qui nous séparerait encore du bonheur "absolu". Mais quel goût aurait-il ce bonheur absolu ? Je vous laisse proposer le vôtre et je vous livre le mien. Le goût du bonheur absolu a pour moi celui de la paix et de la joie en toute circonstance. Cette ligne de flottaison intérieure qui nous rend insubmersible aux émotions, aux sentiments et aux évènements de toute sorte qui jalonnent notre existence. Insubmersible ne veut pas dire insensible mais seulement non débordé par la part négative de ces sentiments et de ces émotions mais au contraire touché par la beauté des choses. Quel bonheur alors de pleurer devant la beauté !

Alors comment gagne-t-on me direz-vous ce paradis intérieur qui permet de jeter un regard neuf sur ce qui nous entoure ? Bien simplement en fait : en le voulant. Chacun de nous dira alors : "mais je le veux ! je ne veux même que ça !". En êtes-vous bien sûr ?

Vouloir. Quoi de plus facile en apparence et pourtant !

Que voulons-nous sincèrement, du fond du coeur ? Roger Caillois disait que le sacré était ce à quoi un homme ne pouvait renoncer sans se parjurer. A quoi n'accepterions-nous pas de renoncer ? Qu'est-il de sacré dans notre existence ? 

Beaucoup de ce que nous pensons vouloir n'est même pas "voulable". Pardon pour ce néologisme mais il manque un mot dans notre langue pour exprimer ce qui ne peut-être voulu par la part sacrée de nous-même. Voulons-nous un monde qui laisse la quasi totalité de sa population sous-vivre, pas seulement matériellement mais aussi psychologiquement et spirituellement ? Voulons-nous un monde établit sur la peur et les rapports de force entre dominants et dominés, dans lesquels les dominants ont autant peur que les dominés ? Non décidément, ce monde là n'est pas "voulable". Quel monde voulons-nous donc alors ?

Si nous commencions, en toute humilité, par accepter que nous sommes une brique de ce monde et que ce que nous voulons pour nous construira le monde ? Nous avons à vouloir ce bonheur ultime, cette paix et cette joie indéfectible, du fond de nous-mêmes. C'est une exigence, c'est la seule exigence que nous nous devons à nous-mêmes. Exiger jusqu'à obtenir, non pas en tapant du pied comme pour un caprice mais en faisant silence en nous comme pour un rêve ultime. Pas n'importe quel rêve, le rêve par lequel nous sommes nés.

Exigez le bonheur, exigez le meilleur.

Par humble - Publié dans : La vie des zêtres - Communauté : Entrepreneurs
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