Partager l'article ! ...du caractère précieux de l'esprit d'enfance: Avez-vous déjà remarqué à quel point les enfants sont méprisés ? Nous avons tous ...
Avez-vous déjà remarqué à quel point les enfants sont méprisés ?
Nous avons tous été témoins, une fois au moins, de la fatidique scène de la boulangerie : "Kevin, viens ici, touche pas, tu vas prendre une fessée, tu vas voir si man-man êtatrape.."
"Man-man êtatrape" est presque toujours une mère dépassée, débordée de toute part, aux cheveux défaits, portant douze sacs en plastique sur le même poignet en essayant de trouver dans un
immense sac besace d'une profondeur abyssale, un porte-monnaie friand des grands fonds, pendant que tous ceux qui font la queue derrière elle pensent que décidément ce Kevin
porte bien son nom tant il est insupportable...
Pauvre Kevin ! pour lui ce sera pas facile..mais il y a pire.
Pour Alexandre, juste descendu du 4x4 Bagne-Guevarra-Cochon (* c'est un rébus ! solution en bas de page), ce sera encore plus dur. Lui, son budget "cadeaux d'anniversaire" avoisine déjà les 4 000
€ pour ses 10 ans. Je vous laisse imaginer ses 18. (c'est rien, à côté de Lucas, lui son père a dit que ça avait couté 5 000 € son anniversaire pour "ses 8").
Vous imaginez, si en plus personne ne lui fait un bisou le soir avant d'aller se coucher ?
Non, non, je m'égare, ça n'existe pas ces situations. Qui pourrait faire ça à un enfant ?
Heureusement, nous sommes dans un pays civilisé. Les violeurs d'enfants sont en prison. Personne ne peut battre un enfant impunément : les bons parents veillent à ce que justice soit faite.
Parfois justice est fête, pas toujours, pas souvent...tous ceux qui tuent des enfants ne sont pas en prison. Il y a tellement de manière de tuer un enfant, la plus raffinée, c'est à petit feu, en
le pourrissant de cadeaux dès son plus jeune âge, en le cuisant au feu doux de l'avoir, en le privant d'accèder à la partie la plus belle et en même temps la plus fragile de lui-même, en
lui faisant peu à peu oublier qu'il existe une part d'être dans cet océan de possession. Une mort indolore, feutrée, confortable, comme ses parents l'ont héritée de leurs parents. La
transmission d'un héritage.
Qu'il est court le temps de la vie où reste ouverte la petite porte du coeur ! Combien grande est la responsabilité des adultes d'y glisser l'essentiel ! pour plus tard, comme une poire pour
la soif.. D'y glisser le goût d'être, d'affronter la vie dans son inconfort jubilatoire.
Seul un corps est né. Le coeur lui demande encore à naître. Il ne peut naître que seul, plus tard, mais les dons faits au temps de l'enfance restent gravés là, si simplement.
Parents, faites des cadeaux à vos enfants, faites leur les bons cadeaux, ceux qui ne s'achètent pas mais qui coûtent parfois si cher : dire non quand il faut, donner son temps quand on en a pas,
parler quand même à une porte de chambre fermée, et surtout plus dur encore, couper soit même les amarres pour laisser le bateau partir, équipé et fier, tout en sachant les périls de la haute mer
et, le coeur étreint, le voir s'éloigner en sachant que seules les vagues et le temps apportent ce qu'il convient d'appeler, le vrai goût de la vie.
Vos enfants ne sont pas encoré nés. Laissez leur une chance ? Laissez vous une chance à travers eux de revisiter cet enfant qui vous veut du bien, cet enfant qui veut naître...(j'arrête, ça va
devenir du Jacques Salomé...déjà qu'il m'a volé le titre de ce blog alors, ;-))
* (Solution du rébus : Porc- Che- Cayenne)